Adieu les pommes de terre ou les courges, ce gratin de panais aux 3 fromages est l’accompagnement de Noël qui change

Adieu les pommes de terre ou les courges, ce gratin de panais aux 3 fromages est l'accompagnement de Noël qui change

En cette période de fêtes, les tables se parent de leurs plus beaux atours et les menus se font l’écho de la tradition. Pourtant, une certaine lassitude peut s’installer face à l’éternel duo gratin dauphinois et purée de courge. Et si, cette année, l’audace s’invitait à votre réveillon ? Laissez de côté les sentiers battus et redécouvrez un légume racine injustement oublié : le panais. Avec sa saveur douce, presque sucrée, et ses notes subtiles de noisette, il se prête magnifiquement à une préparation gourmande et réconfortante. Nous vous proposons de le sublimer dans un gratin onctueux, où la puissance du comté, le fondant de l’emmental et le piquant du parmesan s’unissent pour créer une harmonie de saveurs inoubliable. Cet accompagnement, à la fois rustique et élégant, promet de surprendre vos convives et d’apporter une touche d’originalité bienvenue à votre repas de Noël. Préparez-vous à faire de l’ombre à la dinde, car ce gratin pourrait bien devenir la nouvelle star de votre table.

25 minutes

45 minutes

facile

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

1. Préparation des panais : la régularité est la clé

Commencez par préchauffer votre four à 180°C (thermostat 6). Pendant ce temps, occupez-vous des vedettes de la recette. Épluchez les panais à l’aide d’un économe, comme vous le feriez pour des carottes. Coupez ensuite les deux extrémités. La partie la plus importante est la découpe. Pour une cuisson parfaitement homogène, il est essentiel que les tranches aient toutes la même épaisseur. L’idéal est d’utiliser une mandoline. La mandoline est un ustensile de cuisine qui permet de trancher les légumes en rondelles très fines et régulières. Réglez-la sur une épaisseur d’environ 2 à 3 millimètres. Si vous n’en possédez pas, armez-vous de votre meilleur couteau et de patience pour obtenir des rondelles les plus fines et régulières possible. Attention, la mandoline est très coupante, utilisez toujours le poussoir de sécurité pour protéger vos doigts. Une fois vos panais tranchés, réservez-les dans un grand saladier.

2. L’appareil à gratin : le secret de l’onctuosité

Dans une casserole, versez la crème liquide et le lait entier. N’hésitez pas à utiliser des produits entiers, leur matière grasse apportera un crémeux incomparable à votre gratin. Épluchez une gousse d’ail, coupez-la en deux et ajoutez-la dans la casserole. Assaisonnez généreusement avec une belle pincée de noix de muscade fraîchement moulue si possible, du sel et quelques tours de moulin à poivre. Faites chauffer le mélange à feu doux, sans jamais le porter à ébullition. Le but est de faire infuser l’ail et les épices. Infuser signifie laisser tremper un ingrédient dans un liquide chaud pour que celui-ci s’imprègne de ses arômes. Laissez tiédir une dizaine de minutes hors du feu. Pendant ce temps, préparez votre plat à gratin. Épluchez la seconde gousse d’ail, coupez-la en deux et frottez-en énergiquement tout l’intérieur du plat. Cette technique simple parfume subtilement le gratin. Beurrez ensuite généreusement le plat.

3. Le montage : un jeu de couches et de saveurs

Mélangez dans un bol le comté et l’emmental râpés. Gardez le parmesan de côté pour la touche finale. Le montage est un jeu d’enfant. Disposez une première couche de rondelles de panais dans le fond du plat en les faisant se chevaucher légèrement, comme des tuiles sur un toit. Salez et poivrez légèrement. Saupoudrez d’une partie du mélange de fromages. Répétez l’opération jusqu’à épuisement des panais, en alternant couche de panais et couche de fromage. Terminez par une couche de panais. Retirez les morceaux de gousse d’ail de votre appareil à la crème puis versez-le délicatement sur les panais. Le liquide doit arriver presque à hauteur de la dernière couche. Tassez légèrement avec le dos d’une cuillère pour bien imbiber toutes les tranches.

4. La cuisson : patience et gourmandise

Enfournez votre plat à mi-hauteur pour 40 à 45 minutes. La cuisson est parfaite lorsque la pointe d’un couteau s’enfonce sans aucune résistance dans les panais. Le dessus doit commencer à dorer et le liquide à bouillonner doucement sur les bords. Si le dessus colore trop vite, n’hésitez pas à le couvrir d’une feuille de papier aluminium. Une fois les panais bien tendres, sortez le plat du four et passez le four en mode gril. Saupoudrez uniformément le gratin avec le parmesan râpé. Enfournez à nouveau, cette fois assez haut dans le four, et laissez gratiner pendant 3 à 5 minutes. Gratiner consiste à passer un plat sous le gril du four pour obtenir une croûte dorée et croustillante. Surveillez attentivement cette dernière étape, car le fromage peut brûler très rapidement. Le gratin est prêt lorsqu’il est paré d’une magnifique croûte dorée et bouillonnante.

Elisabeth Marchais

Mon astuce de chef

Pour une touche de croquant et un goût de noisette encore plus prononcé, n’hésitez pas à ajouter une poignée de noisettes ou de noix concassées sur le gratin en même temps que le parmesan, juste avant de le passer sous le gril. Vous pouvez également ajouter une cuillère à café de miel dans l’appareil à crème pour exalter la douceur naturelle du panais et créer un accord sucré-salé des plus subtils.

Accords mets et vins

Ce gratin riche et crémeux appelle un vin blanc qui saura équilibrer sa gourmandise. Optez pour un vin de Bourgogne comme un Saint-Véran ou un Mâcon-Villages. Leur rondeur et leur fraîcheur, avec des notes de fruits blancs et de fleurs, viendront trancher avec le gras du fromage sans effacer la douceur du panais.

Si vous servez ce gratin avec une volaille rôtie, un vin blanc du Jura, comme un Arbois à base de chardonnay, sera également un compagnon de choix, avec ses notes typiques de noix qui feront un écho parfait au légume.

En savoir plus sur le panais

Longtemps éclipsé par sa cousine la pomme de terre après son introduction en Europe, le panais (Pastinaca sativa) était pourtant un légume de base au Moyen Âge. Ce légume racine, reconnaissable à sa couleur blanc-crème et à sa forme conique, revient aujourd’hui en force sur les étals des maraîchers et dans les cuisines des grands chefs. Sa saveur est complexe : douce, légèrement sucrée, avec des arômes qui rappellent la noisette, la carotte et même le céleri. Riche en fibres, en vitamines (notamment C et B9) et en minéraux comme le potassium, il est un allié santé précieux durant l’hiver. Pour le choisir, préférez des panais de taille moyenne, fermes et sans taches. Les plus gros peuvent parfois être fibreux en leur cœur.

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